Pendant plusieurs années, j’ai exercé en tant que cadre RH. Puis, j’ai décidé de me certifier en coaching pour accompagner les personnes dans l’atteinte de leurs objectifs.
J’aimais profondément cette mission : aider les autres à prendre conscience de leur potentiel, à dépasser leurs limites et à avancer vers ce qui comptait vraiment pour eux.
Puis, au fil de mes accompagnements, j’ai commencé à observer quelque chose qui m’interpellait.
Certaines personnes avaient toutes les cartes en main. Elles avaient les compétences, les outils, les ressources, parfois même un plan d’action parfaitement défini.
Elles savaient ce qu’elles devaient faire. Elles comprenaient pourquoi elles devaient le faire et elles étaient motivées.
Pourtant… elles n’y arrivaient pas.
Ou plutôt, elles avançaient, puis revenaient à leurs anciens fonctionnements. Elles reproduisaient les mêmes schémas, faisaient les mêmes choix, rencontraient les mêmes difficultés.
Comme si quelque chose, à l’intérieur, les ramenait systématiquement au point de départ.
Le plus troublant, c’est qu’elles-mêmes ne savaient pas expliquer ce qui les bloquait.
Alors, en bonne professionnelle que j’étais, j’ai fait ce que je pensais devoir faire : j’ai renforcé mon accompagnement. J’ai approfondi mes questionnements, ajusté mes méthodes, cherché de nouvelles pistes.
Mais malgré tout, pour certaines personnes, les progrès restaient timides. Parfois, ils étaient même inexistants.
À ce moment-là, j’ai commencé à me remettre en question.
Pourquoi mon accompagnement fonctionnait-il si bien avec certaines personnes et semblait-il atteindre ses limites avec d’autres ?
Est-ce que je passais à côté de quelque chose ? Est-ce que ma méthode était insuffisante ? Est-ce que je devais revoir ma façon d’accompagner ?
Ce n’était pas une remise en question confortable. Quand on aime son métier et qu’on veut bien faire, on peut facilement finir par douter de ses propres compétences.
J’ai donc décidé de reprendre les choses à plat.
En discutant plus profondément avec certaines personnes que j’accompagnais, j’ai appris qu’elles n’en étaient pas à leur premier coaching. Elles avaient déjà consulté d’autres professionnels, essayé différentes approches, fait des efforts.
Pourtant, elles étaient toujours là, avec cette même difficulté qu’elles n’arrivaient pas à dépasser.
J’en ai parlé avec des confrères. Certains m’ont alors évoqué une piste : l’hypnose.
L’hypnose ?
À l’époque, avec mon regard de cadre RH, très ancré dans le rationnel, j’étais franchement perplexe.
Moi, parler d’hypnose, de mécanismes inconscients et de tout ce qui ne se voit pas directement ? J’avais du mal à faire le lien.
Je n’ai pas rejeté complètement cette idée, mais je l’ai mise de côté. Je me disais que, malgré tous nos efforts, aucun coach ne pouvait obtenir 100 % de réussite dans ses accompagnements.
Finalement, la vie a décidé de me faire vivre ce que je cherchais jusque-là à comprendre chez les autres.
J’ai fait un burn-out.
Soudain, ce que je pensais comprendre du fonctionnement humain a pris une tout autre dimension.
En parallèle de mon accompagnement médical, j’ai entrepris un travail thérapeutique. Au fond du trou, je n’avais rien à perdre à essayer tout ce qui pouvait m’en sortir. J’ai exploré plusieurs approches, notamment l’hypnose et la psychogénéalogie.
Je ne cherchais pas nécessairement des réponses extraordinaires. J’essayais simplement de comprendre ce qui m’arrivait, de sortir de cet état et de retrouver un équilibre.
Mais ce que j’ai découvert a profondément changé ma vision de l’accompagnement.
J’ai commencé à comprendre qu’une même problématique pouvait avoir plusieurs facettes, plusieurs origines. Qu’un comportement qui semble illogique dans le présent peut parfois prendre du sens lorsqu’on explore son histoire, ses expériences et certains mécanismes inconscients.
Au cours de ce travail, j’ai notamment fait des liens entre ce que je vivais et l’histoire de ma famille. J’ai identifié des résonances avec la dépression vécue par ma mère au même âge, ainsi que des choix et des fonctionnements qui me semblaient faire écho à ceux de ma lignée paternelle (merci Papy 😅 !).
J’ai exploré ces liens, questionné ce qu’ils représentaient pour moi et travaillé à me détacher de certains schémas qui ne me correspondaient plus.
Ce fut une expérience marquante.
Non pas parce que j’avais soudainement trouvé une explication magique à tout, mais parce que je pouvais enfin regarder certaines difficultés sous un autre angle.
Je ne me contentais plus de comprendre ce que je vivais. Je commençais à explorer ce qui, malgré ma compréhension, continuait à influencer mes réactions et mes choix.
C’est là que j’ai repensé à toutes ces personnes que j’avais accompagnées.
Celles qui savaient quoi faire, mais n’arrivaient pas à passer à l’action.
Celles qui comprenaient leurs blocages, mais continuaient à reproduire les mêmes schémas.
Celles qui avaient déjà essayé plusieurs méthodes sans parvenir à obtenir le changement espéré.
Avions-nous parfois besoin d’aller regarder ailleurs que là où nous avions l’habitude de chercher ?
Pour être honnête, lorsque j’étais au fond du trou, je me suis dit que je n’avais plus grand-chose à perdre à explorer d’autres pistes, à condition de le faire dans un cadre adapté et en complément de mon suivi médical.
Cette démarche m’a apporté des bénéfices importants dans mon parcours personnel.
J’ai alors compris quelque chose qui allait devenir essentiel dans ma pratique : comprendre consciemment un problème ne signifie pas toujours que l’on a réussi à transformer les mécanismes qui nous font le reproduire.
Nous pouvons savoir que nous devons poser nos limites et continuer à dire oui quand nous pensons non.
Nous pouvons vouloir nous choisir et continuer à culpabiliser dès que nous le faisons.
Nous pouvons aspirer à une vie différente et nous retrouver, presque malgré nous, à reproduire des fonctionnements que nous pensions avoir dépassés.
Ce n’est pas nécessairement un manque de volonté et ce n’est certainement pas une raison pour se juger.
C’est parfois le signe qu’il reste quelque chose à explorer, à comprendre ou à travailler autrement.
Cette prise de conscience a changé ma façon d’envisager l’accompagnement.
Je me suis formée à ces pratiques pour enrichir mes compétences et intégrer de nouvelles perspectives à mes coachings et à mes accompagnements thérapeutiques.
Aujourd’hui, je ne veux plus opposer le conscient et l’inconscient, la réflexion et l’expérience, les outils concrets et le travail plus profond sur soi.
Je souhaite pouvoir mobiliser différentes approches, selon la personne, son histoire, ses besoins et ses objectifs.
Parce que nous ne sommes pas des problèmes à résoudre avec une méthode unique.
Nous sommes des êtres humains, avec nos expériences, nos émotions, nos contradictions, nos histoires et parfois des loyautés qui nous dépassent.
Lorsque j’ai commencé à parler de thérapie et de ce travail que je faisais sur moi, ma famille était perplexe.
Dans mon environnement, consulter un thérapeute n’était pas forcément une démarche dont on parlait ouvertement. Il pouvait y avoir de la gêne, des incompréhensions, la peur du regard des autres.
Comme si demander de l’aide signifiait que quelque chose n’allait pas chez soi.
Comme si certaines difficultés devaient rester dans la famille, se régler en silence ou être abordées uniquement à travers les repères que l’on connaissait déjà.
Or, grandir au sein d’une famille, d’une diaspora ou d’une communauté, c’est aussi évoluer avec des références culturelles, des valeurs, des croyances, des attentes et des règles parfois implicites.
La famille peut être une force immense. La communauté peut être un soutien précieux. La religion peut occuper une place importante dans la construction de soi.
Mais ces dimensions peuvent aussi rendre certains sujets difficiles à aborder.
Comment parler de ses limites quand on a appris que la famille passe avant tout ?
Comment choisir une vie différente sans avoir l’impression de trahir les siens ?
Comment dire que l’on souffre quand on a grandi en pensant qu’il fallait être fort, ne pas se plaindre et gérer ses problèmes en privé ?
Comment se faire accompagner lorsque l’on craint de ne pas être compris, d’être jugé ou que ses repères culturels et familiaux soient mal interprétés ?
Ce sont des questions que je prends au sérieux.
Je ne prétends pas que toutes les personnes issues des diasporas vivent les mêmes réalités. Mais je sais que, pour certaines, ces enjeux prennent une place considérable dans leur vie et dans leurs décisions.
Je sais aussi qu’on peut avoir besoin d’un espace où l’on n’a pas à passer la moitié de la séance à expliquer son contexte avant de pouvoir parler de ce qui fait mal.
Un espace où l’on peut parler librement de sa famille, de sa culture, de sa foi, de ses contradictions, de ses choix et de ses blessures, sans devoir renoncer à une partie de son identité pour être compris.
C’est cet espace que je souhaite proposer.
Un espace où l’on peut questionner certains héritages sans rejeter les siens. Où l’on peut apprendre à poser ses limites sans cesser d’aimer sa famille. Où l’on peut construire sa propre voie sans avoir à renier son histoire.
L’objectif n’est pas de choisir entre soi et les autres. C’est d’apprendre à exister pleinement sans se perdre dans les attentes de chacun.
J’aime l’idée que vous puissiez venir me voir comme vous iriez retrouver une amie.
Pas une amie qui vous dira systématiquement ce que vous avez envie d’entendre.
Une amie qui vous accueille sans jugement, qui peut rire avec vous, qui vous écoute vraiment, qui vous parle franchement et qui sait aussi vous poser LA question que vous essayiez soigneusement d’éviter.
On peut rire. On peut être ému. On peut avoir des prises de conscience. On peut aussi se rendre compte que l’on se raconte parfois de belles histoires pour ne pas regarder certaines réalités en face.
Tout cela a sa place.
Mais derrière cette proximité, il y a un cadre, une intention et un véritable travail.
Je ne suis pas là pour décider à votre place, vous imposer mes croyances ou vous dire comment vous devriez vivre.
Je suis là pour vous aider à comprendre vos fonctionnements, à explorer ce qui vous freine, à identifier ce que vous souhaitez conserver et ce dont vous voulez vous libérer, puis à avancer vers des changements qui ont du sens pour vous.
Parce que vous n’avez pas à choisir entre votre histoire et votre avenir.
Vous n’avez pas non plus à vous battre indéfiniment contre vous-même pour devenir la personne que vous souhaitez être.
Parfois, il faut apprendre à faire autrement. Parfois, il faut comprendre plus profondément. Et parfois, il faut simplement s’autoriser à regarder les choses sous un angle que l’on n’avait jamais envisagé.
Mon parcours m’a appris que l’accompagnement ne consiste pas seulement à donner les bons outils ou à définir les bonnes actions.
Il consiste aussi à créer les conditions pour que chacun puisse comprendre ce qui se joue en lui, retrouver sa capacité de choix et avancer à son propre rythme.
C’est aujourd’hui le sens de mon travail.
Vous aider à avancer, sans vous juger. À vous comprendre, sans vous enfermer dans une étiquette. À honorer votre histoire, sans être obligé de la reproduire. Et surtout, à reprendre votre place dans votre propre vie.
Parce qu’au fond, le véritable changement ne consiste pas à devenir quelqu’un d’autre.
Il consiste parfois à cesser de fonctionner uniquement à partir de ce que l’on a appris, de ce que l’on attend de nous ou de ce que l’on a toujours cru devoir être.
Puis à commencer, enfin, à choisir qui l’on veut devenir.
« Mille mercis pour ta bienveillance et ton humour. »
« Elle secoue, mais c'est pour notre bien ! »
20 minutes offertes, sans engagement. On regarde ensemble ce qui se rejoue, et le chemin qui vous correspond.
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